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D’Hôpital 2002 au Ségur de la Santé 2020

Guérissons enfin notre système de santé !

Il faut que tout change pour que rien ne change.
(Extrait du film Le Guépard de Visconti)

Après sept semaines de discussions et près de onze heures de tractations, au soir du mercredi 8 juillet, le ministre de la Santé Olivier Véran et les syndicats sont parvenus à un projet d’accord sur la répartition des 7,5 milliards d’euros promis aux salariés des hôpitaux. Le lendemain, le gouvernement proposait un protocole d’accord pour une hausse de salaire de 180 euros net mensuels pour l’ensemble des personnels hospitaliers (infirmiers, aides-soignants, mais aussi agents techniques et administratifs), sur lequel les syndicats se sont prononcés aujourd’hui.

Le Ségur passe, la gestion financière reste...

Cette « avancée », hélas, reste totalement insuffisante pour mettre fin au long processus de destruction de cet outil formidable au service de la population qu’est l’hôpital public. Cette destruction est le résultat direct de la mise en œuvre de réformes inspirées des principes du « nouveau management public », imposant des logiques comptables dans la gestion des soins. Notamment la « tarification à l’activité » (T2A), visant à obliger les établissements à passer d’« une obligation de moyens » à « une obligation de résultats ». En appui à la T2A, la réforme de la « nouvelle gouvernance » (NG), qui contraint tout établissement public à se restructurer sous forme de centres de responsabilité, regroupant plusieurs services de soins au sein d’un « pôle ». Théoriquement doté d’une autonomie de gestion, le chef de pôle, issu des professions médicales, s’y retrouve cornaqué par un cadre de santé et un responsable financier.

A l’origine du démantèlement de l’hôpital public

Au cœur de cette dérive, le plan Hôpital 2002. Or, il s’avère qu’entre 2005 et 2007, sous le ministre de la Santé de l’époque Xavier Bertrand, c’est Jean de Kervasdoué, ancien directeur des hôpitaux (1981/86), qui s’est attelé hardiment à la tâche, aidé par un certain... Jean Castex, alors fraîchement nommé à la tête de la DHOS (Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère de la Santé), « pour introduire la notion d’objectifs dans l’hôpital et une rationalisation des coûts », dixit Patrick Bourdillon, de la CGT Santé, dans Society (avril 2020).

« Plus l’activité est soutenue, plus l’hôpital gagne de l’argent, exactement comme dans une entreprise », persistait le même Jean de Kervasdoué, dans L’Opinion du 11 février 2018. Et plus le gestionnaire est « efficace », plus il impose la réduction du nombre de lits « non rentables » — c’est-à-dire la fermeture de services entiers avec leur personnel — tout en décourageant celui qui reste et se trouve soumis à des cadences horaires insoutenables, pour le plus bas salaire de toute l’Europe.

Quand S&P tirait la sonnette d’alarme...

Déjà, en octobre 2006, nous mettions en garde dans notre article « Hôpital 2007 : tarification à l’activité et triage social » : « L’idée est de passer du système de dotation globale (une enveloppe budgétaire annuelle régionale, attribuée aux services hospitaliers publics et privés participant au service public), mis en place le 19 janvier 1983, à un système de (...)‘tarification à la pathologie’, copié sur le mécanisme d’allocation des ressources appliqué aux Etats-Unis par les HMO (Health Maintenance Organisation) depuis plus d’une quinzaine d’années, dans le cadre du programme Medicare. Ce mode de fonctionnement censé juguler les dépenses médicales a provoqué la fermeture de nombreux centres hospitaliers, contraints au dégraissage de secteurs jugés non rentables. »

Cette orientation destructrice fut malheureusement confirmée par Roselyne Bachelot et sa réforme HPST (Hôpital, patients, santé, territoires), dont nous avons pu mesurer l’efficacité criminelle dans la période de crise épidémique de la Covid-19.

Le nouveau casting du gouvernement, une offense aux soignants ?

En clair, on retrouve dans ce « nouveau » gouvernement, deux des artisans de la fameuse gouvernance administrative et de sa T2A. Ce sont eux qui, en se soumettant à la demande des présidents de la République de l’époque, ont poussé l’hôpital public au bord du burn-out et provoqué, 12 ans plus tard, la vague de manifestations portées par le CIU (Collectif Inter-Urgences) et le CIH (Collectif Inter-Hôpitaux), début 2019.

En 2019, Agnès Buzyn se plaignait amèrement d’être la victime des politiques des précédents gouvernements, ayant mené à une rupture du dialogue entre le ministère de la Santé et le personnel soignant. Mais qui l’empêchait de changer de cap ?

Pour sa part, interrogé sur l’arrivée de Castex à Matignon, l’avocat de trois médecins qui ont lancé des poursuites contre trois ministres pour leur gestion calamiteuse de la crise liée à l’épidémie de Covid-19, précise : « Vous ne trouverez pas plus fervent défenseur de la gouvernance de l’hôpital telle qu’elle est actuellement, que Jean Castex. Je trouve que c’est une offense aux soignants quand on connaît un peu leurs revendications. »

Alors, me direz-vous, ce calumet de la paix qui doit être allumé après les négociations sur les réformes que porterait le Ségur de la santé, passera-t-il entre les soignants et le nouveau gouvernement ? Il y a fort à penser que l’allumette fera flamber de nouvelles manifestations des personnels hospitaliers, qui pensent à juste titre que le gouvernement « ne tient pas compte des constats faits pendant la crise Covid, montrant que les circuits de décisions courts et très médicalisés étaient les plus efficaces », selon le CIH.

La suppression de la T2A (tarification à l’activité), tant promise par Emmanuel Macron, ne fait pas non plus partie de l’accord. Il est pourtant crucial d’annuler immédiatement ce mode de financement dans les hôpitaux, pour le remplacer par une rémunération à la pathologie et selon le cas de chaque patient. On doit également annuler la dette hospitalière de 33 milliards, afin de donner aux soignants la liberté de soigner sans le poids des contraintes administratives.

S&P soutient pleinement les réformes demandées par le CIH, qui vont dans le sens du bien public.


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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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