Derrière Zelensky, qui cherche à faire le pont entre l’Ukraine et l’Iran ?

mardi 31 mars 2026

Alors que débute le deuxième mois de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran, il semble que, à travers le voyage de Volodymyr Zelensky dans le Golfe persique, certains tentent de faire le pont entre la guerre menée par procuration par l’Otan contre la Russie en Ukraine, et celle lancée par l’armada israélo-américaine au Moyen-Orient – faisant courir le risque de voir le monde basculer dans une escalade irréversible. Il est plus qu’urgent d’arrêter les va-t-en-guerre et autres partisans du « gouvernement par la force », et de revenir à la raison et la diplomatie.

Ces derniers jours, le président par intérim de l’Ukraine Volodymyr Zelensky a effectué une tournée éphémère en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar, cherchant des accords de collaboration dans l’expertise technologique de fabrication et de déploiement des drones/anti-drones. De plus, Zelensky apparaît dans une vidéo adressée au récent sommet des nations de la Force expéditionnaire conjointe britannique (JEF) dirigées par le Royaume-Uni et couvrant tous les pays nord-européens du Royaume-Uni aux pays Baltes, membres de l’Otan.

Derrière l’humoriste devenu président se tiennent le Royaume-Uni et les antennes de Palantir en Ukraine, qui s’étendent en Eurasie dans l’objectif de promouvoir la guerre permenante, avec pour spécialité les drones.

En fait,l’hebdomadaire londonien The Economist du 24 mars rapporte que « Les essaims autonomes sont l’avenir de la guerre par drones. Une grande partie de l’innovation se fait en Ukraine », ce qui implique le Royaume-Uni, Palantir et la Silicon Valley. Autrement dit, la classe Epstein à l’œuvre. L’activité ukrainienne est renforcée par la coopération avec le programme « Swarm Forge » du Pentagone, dont les sous-traitants privés se spécialisent dans les capacités de pilotage des drones par l’IA.

Même si Zelensky fait de l’esbroufe concernant les capacités réelles de l’Ukraine dans ce domaine, l’intention de sa mission dans le Golfe est claire. Lors de sa visite « surprise » à Djeddah le 26 mars, où il a rencontré le prince héritier Mohammed ben Salmane, le président ukrainien a publié ceci :

« Nous avons conclu un accord important entre le ministère de la Défense de l’Ukraine et le ministère de la Défense du Royaume d’Arabie saoudite sur la coopération en matière de défense (…). Cela pose les bases de futurs contrats… »

Il se trouve que des contrats et des accords figuraient à l’ordre du jour du sommet annuel organisé par l’Arabie saoudite à Miami, en Floride, les 25 et 27 mars, du Future Investment Initiative Institute (FFI Institute) fondé en 2017, au nom de la promotion de la croissance économique mondiale (monétaire).

Parmi les négociateurs présents se trouvaient le gendre de Trump, Jared Kushner, plusieurs banquiers et personnalités de type Epstein.

Vendredi soir, le président Donald Trump s’y est exprimé sur sa vision du Moyen-Orient, en commençant par faire une éloge de cet événement rassemblant « tant d’hommes riches ». Laissant échapper une référence au « détroit de Trump », c’est-à-dire le détroit d’Ormuz, il a déclaré à la foule que le prince héritier saoudien n’aurait jamais imaginé qu’il en viendrait « à me lécher les bottes [en anglais : lick my ass] (…). Mais maintenant, il doit être gentil avec moi. (…) Dis-lui qu’il ferait mieux d’être gentil avec moi. »

Manière de mettre l’Arabie Saoudite sous pression pour qu’elle rejoigne les Accords d’Abraham, entre Israël et les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Maroc et le Soudan.

Face à cette vision dépravée à mi-chemin entre un chef mafieux et l’empereur Néron, où règne l’argent, le crime et la force, il est plus que temps de retrouver le chemin de la raison et de la diplomatie. Cela signifie qu’aucun « équilibre des pouvoirs » à la Kissinger, ni aucun accord « géopolitique » ne fonctionnera.

A l’ère des armes nucléaires, la seule voie possible est de s’engager dans un travail mutuel en faveur d’un nouveau système économique et sécuritaire mondial au service des nations et des peuples, et non d’une élite militaro-financière.

L’élan en faveur de cette vision positive s’est manifesté samedi par des milliers de manifestants qui sont descendus dans la rue, beaucoup pour la première fois, lors des marches et rassemblements organisés à travers le monde par le mouvement « No Kings ».

Lancé en 2025 au départ par le parti démocrate et des partisans purement anti-Trump, brandissant des slogans anachroniques du type « Les rois tombent, la démocratie se lève », « Les gens se lèvent, les rois tombent », ce mouvement a évolué et commencé à remettre en cause la domination du complexe militaro-financier sur la politique américaine. Sur les pancartes et des banderoles, on pouvait en effet lire « Arrêtez la guerre » ou encore « Construisez l’économie, pas les bombes ».

A nous d’orienter l’audience que trouve ce type de mouvement vers une nouvelle architecture internationale de sécurité, basée sur le développement économique mutuel, comme le font aux États-Unis nos amis de l’Organisation de LaRouche, notamment à travers la candidature de Diane Sare à la présidence et de Jose Vega dans le Bronx pour le Congrès US, et comme Solidarité & Progrès le fait en France avec ses candidats aux élections législatives.

Nous vous donnons rdv :
réunion publique le 15 avril 2026 à 19h :
« Résistance des deux côtés de l’Atlantique, nos candidats en France et aux États-Unis ».