Vendredi 30 octobre, lors de la réunion hebdomadaire de la Coalition internationale pour la paix de l’Institut Schiller, un participant très inquiet de la gravité de la situation a demandé aux panélistes ce que l’on pourrait faire concrètement pour empêcher une attaque probable des États-Unis contre l’Iran aussitôt après les élections américaines de « mid-term », qui ont lieu ce 3 novembre, alors que le président Trump a ouvertement menacé de le faire.
Comment détourner les USA de cette trajectoire ?
Cette question, plus que pertinente, reflète une inquiétude parfaitement légitime. En effet, l’administration Trump ne dispose d’aucune porte de sortie viable de sa stratégie au Moyen-Orient et on voit mal comment éviter une explosion de l’ensemble de la région, avec la perspective bien réelle d’escalade vers la guerre nucléaire. Chaque jour de survie pour le gouvernement intérimaire Netanyahou en Israël augmente les risques de voir se déclencher un « incendie du Reichstag » (allusion à l’incendie du Parlement allemand dans la nuit du 27 février 1933, organisé par les Nazis et mis sur le dos des communistes pour justifier la dictature). Cela fournirait au Premier ministre israélien le prétexte rêvé pour lancer une guerre totale contre l’Iran, obligeant les États-Unis à intervenir également à ses côtés, et lui permettrait de se maintenir au pouvoir, faute de quoi il est menacé de finir derrière les barreaux pour trois affaires de corruption.
Pour répondre à la question posée plus haut, il est bien sûr primordial de dénoncer le danger imminent d’escalade contre l’Iran et d’organiser des manifestations pour l’empêcher. Mais dévier cette trajectoire ne peut pas se faire simplement en plaçant des cailloux sur son chemin. Il faut changer la « force gravitationnelle » qui a défini cette trajectoire au départ, en créant rapidement un nouveau centre de gravité qui ouvrira aux États-Unis, et par conséquent au monde, une nouvelle voie plus propice à la survie et au bien-être de l’humanité.
La réunion tripartite prévue entre les présidents des États-Unis, de la Russie et de la Chine (Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping) en marge du prochain sommet de l’APEC, les 18 et 19 novembre, offre le potentiel de changer la donne dans ce sens. Les pays occidentaux, américain et européens en tête, doivent adopter les changements radicaux nécessaires, en montrant bien que les perspectives d’avenir pour les États-Unis (y compris pour la présidence Trump) reposent entièrement sur leur collaboration avec la Chine et la Russie en vue de construire une nouvelle architecture internationale de sécurité et de développement.
Les élections de « mid-term »
Les élections américaines (dont nous ne connaissons pas encore les résultats au moment où nous écrivons ces lignes) vont certainement créditer le Parti démocrate de la majorité dans les deux chambres, ce qui paraît vraisemblable en raison du bilan désastreux de l’administration Trump. Toutefois, il est peu probable que cela puisse affecter d’une quelconque manière la trajectoire vers une guerre nucléaire et l’effondrement économique, car la plupart des démocrates sont financés via l’AIPAC, le tout puissant lobby israélo-américain, et ils soutiennent obstinément l’armement de l’Ukraine dans leur illusion folle de vaincre la Russie.
Cela ne signifie pas qu’aucun changement ne puisse survenir aux États-Unis. Notons par exemple que l’agression israélo-américaine contre l’Iran y est à ce point impopulaire que l’AIPAC se garde désormais de rendre publics les noms des candidats qu’elle soutient afin de ne pas leur porter préjudice. De plus, on peut s’attendre à ce qu’une poignée de candidats indépendants soient élus à la Chambre et au Sénat et que quelques autres remportent 20 % des voix ou plus. Les candidats indépendants qui s’opposent à la guerre et au génocide, comme le candidat au Congrès du Bronx Jose Vega, qui soutient également la perspective promue par le mouvement de LaRouche, faisant du développement économique le moteur de la paix mondiale, ne peuvent plus être accusés d’être des « marginaux » qui ne font que perturber les chances pour les démocrates de pouvoir battre les républicains (et inversement).
Mobiliser la jeunesse
A travers toute la planète, un puissant vent de changement se propage, insufflé par la jeunesse, comme nous l’avons rapporté dans nos dernières publications. En France, en Allemagne, en Espagne et dans d’autres pays comme l’Argentine et le Brésil, des centaines de milliers de jeunes descendent dans la rue pour réclamer un avenir sans guerre ni corruption, offrant à chaque génération une chance égale de vivre en paix et en sécurité économique. Solidarité & progrès, avec ses amis dans le monde, intervient dans ces soulèvements pour y apporter une véritable perspective d’avenir.
Au Brésil, ce mouvement s’est mobilisé avec succès pour empêcher le voyou de la classe Epstein, Flavio Bolsonaro, de devenir président, malgré son avance au premier tour. « L’armée » du président Lula, comme ils se nomment sur les réseaux sociaux, reste mobilisée, ayant pris conscience de la puissance de son action, et son soutien sera nécessaire pour les batailles politiques à venir.
Ce ne sont pas seulement les jeunes qui bougent, mais aussi les sages dirigeants des puissances civilisationnelles, comme le président chinois Xi Jinping, qui vient de convoquer le premier Forum de son « Initiative pour la gouvernance mondiale », dont l’un des invités de marque n’était autre qu’Helga Zepp-LaRouche, fondatrice de l’Institut Schiller. Le but de cette initiative n’est pas d’instaurer un ordre de type « Global Britain », à la manière du roi Charles, mais de renforcer l’engagement envers la Charte des Nations unies et les principes fondamentaux du droit international, que le président américain a jetés sans vergogne aux orties, enchaînant actes arbitraires et autres barbaries.



