L’Organisation de coopération de Shanghai pour l’intégration des espaces ferroviaires

mardi 15 septembre 2026, par Karel Vereycken

[( Du 31 août au 2 septembre, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a célébré son 25e anniversaire lors d’un grand sommet à Bichkek, capitale du Kirghizstan. )]

Si l’événement n’a pas fait les gros titres de la presse mondiale, il marque une étape et prépare d’autres événements qui vont émailler le mois de septembre : sommet des BRICS à New Delhi en Inde les 12 et 13 septembre, visite de Xi à Washington le 24 septembre. Pour Vincent Boulet [1], le sommet de Bichkek « cristallise les évolutions internationales et le basculement du monde où des puissances non occidentales gèrent en toute souveraineté leurs propres affaires et où s’impose le multilatéralisme des relations internationales ».

Fondée en 2001 par la Chine, la Russie et quatre pays d’Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan et Tadjikistan), l’OCS a été rejointe en 2027 par l’Inde et le Pakistan, par l’Iran en 2023 et enfin par la Biélorussie en 2024. Avec deux pays continents (Chine et Inde), l’OSC totalise 42 % de la population mondiale et environ 25 % du PIB mondial. La présence à ce sommet du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, montre que le monde commence à changer.

En public et lors de rencontres en tête-à-tête, Xi Jinping, Poutine et Modi ont pu échanger sur tous les sujets qui comptent. Au total, 28 accords ont été signés entre participants, portant sur la sécurité et le moyen pour y aboutir, la coopération.

La Mongolie est le seul pays ayant obtenu le statut d’observateur mais plusieurs pays non-membres ont participé aux discussions multilatérales, notamment l’Arménie, l’Égypte, l’Azerbaïdjan, le Laos, le Vietnam, la Turquie et le Togo. L’Iran, membre de l’OCS depuis 2023 et des BRICS+ depuis 2024, y a été respectueusement accueilli. A l’occasion de ce sommet, un accord de coopération a été signé entre le secrétariat de l’OCS et la Commission de l’Union africaine. L’OCS a rappelé le droit de tout pays souverain à développer le nucléaire civil au service du développement. Si Modi a souligné l’urgence de trouver une issue à la guerre en Ukraine, l’OCS a surtout condamné l’agression israélo-américaine contre l’Iran.

Un peu d’histoire

Pour bien comprendre l’importance du somment de Bichkek, il est utile de revenir sur la genèse de l’OCS, une organisation trop souvent dépeinte comme « anti-occidentale ».

Après la désintégration de l’URSS en 1991, l’oligarchie anglo-américaine, qui fait l’impasse sur les dynamiques internes des pays concernées, annonce que son modèle, celui de la mondialisation financière et du néo-libéralisme, a triomphé sur le communisme. Les « perdants » sont donc instamment priés de se soumettre à la gouvernance unipolaire des « vainqueurs ».

Avant cela, comme apogée de la « guerre froide », des manœuvres géopolitiques avaient fixé un cadre. Après l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979, le MI-6 britannique et la CIA vont « jouer la carte islamique » pour tenter de contrer et d’affaiblir simultanément l’URSS, l’Inde et la Chine.

En octobre 1981, la Première ministre britannique Margaret Thatcher se rend au Pakistan, près de la frontière afghane. Elle y visite des camps de réfugiés et prononce un discours célèbre face aux combattants moudjahidines, affirmant que « les cœurs du monde libre sont avec vous ».

Rapidement, Thatcher débloque une aide humanitaire officielle de 2 millions de livres sterling et le MI-6 fournit du matériel de propagande, des formations militaires et des missiles antiaériens Blowpipe aux combattants islamiques.

Pour faire barrière au communisme, Thatcher renforce les alliances avec les États musulmans conservateurs pratiquant un fondamentalisme religieux rétrograde. Elle les encourage à dénoncer l’athéisme communiste et leur vend des armes. C’est sous son mandat que fut signé en 1985 le gros contrat d’armement Al-Yamamah avec Riyad.

Une partie des profits des ventes d’armes, placée sur un compte spécial à Londres, ira directement financer ce qui deviendra par la suite Daech et Al-Qaïda. Du point de vue anglo-américain, la stratégie de la « carte islamique » s’avère efficace à court terme pour chasser l’URSS d’Afghanistan. Mais tous les experts reconnaissent qu’elle a ouvert la boîte de Pandore du djihadisme international.

Certains des réseaux de combattants islamistes financés et armés durant les années 1980 (comme le Hezb-e-Islami de Gulbuddin Hekmatyar ou les volontaires arabes autour d’Oussama ben Laden) formeront ultérieurement l’ossature d’Al-Qaïda et d’autres mouvements terroristes qui vont se retourner contre l’Occident dans les décennies suivantes.

Les anciens combattants djihadistes de retour d’Afghanistan feront de Londres le « Londonistan » d’où seront planifiées, sous les yeux des services anglais, de nombreuses opérations « islamistes » ravageant la planète.

En 1996, donc après la dislocation de l’URSS, le professeur américain Samuel Huntington reprend à son compte la thèse du « Choc des civilisations » concocté par le géopoliticien Bernard Lewis. Lewis eut une influence majeure sur Zbigniew Brzezinski, le co-fondateur de la Commission trilatérale et auteur du « Grand échiquier » prévoyant le démembrement de l’URSS. Pour pouvoir dominer le monde, Washington et Tel Aviv sont invités à organiser la déconstruction des grands Etats multiculturels selon des lignes sectaires, ethniques et religieuses.

La Russie, l’Inde et la Chine, avec des populations musulmanes conséquentes, ont parfaitement conscience qu’ils sont les premières cibles désignées.

La Russie de Boris Eltsine réagit immédiatement en nouant un partenariat stratégique avec la Chine en avril 1996. Les accords signés portent sur le nucléaire civil, l’exploitation des ressources énergétiques, l’industrie de l’armement et le commerce.

En 1998, Evguéni Primakov, ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Russie, proposera, dans le cadre d’un « triangle stratégique », d’y associer l’Inde. Sur le plan extérieur, Primakov, natif de Kiev et arabisant émérite, a dès le début des années 1990 mis en garde contre les conséquences de l’élargissement de l’OTAN. Le 24 mars 1999, en route pour les Etats-Unis, il ordonne au pilote de son avion de faire demi-tour après que le vice-président américain Al Gore l’a informé du déclenchement des frappes de l’OTAN contre la Yougoslavie.

Dans le cadre du triangle stratégique, Russie, Inde et Chine (RIC) reprennent certaines revendications des pays non-alignés, formulées lors de la conférence de Bandung en 1955 :

  1. éviter que le monde soit dominé par un seul pays ou un seul bloc ;
  2. dans le respect et la non-ingérence, travailler ensemble sur l’économie, l’énergie et la sécurité ;
  3. constituer un contrepoids politique pour défendre leurs intérêts communs tout en évitant tout affrontement direct.

Les 5 de Shanghai

Dès 1996, leur attention se porte en premier lieu sur l’Asie centrale, où un certain nombre de rivalités et de conflits gelés risquent de dégénérer en conflits fratricides suite au vide laissé par la disparition de l’URSS.

La création du « Groupe de Shanghai » répond aux inquiétudes des uns et des autres. A part la Russie et la Chine, on y retrouve dans un premier temps le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan. Ces cinq États signent en 1996 des « accords visant à renforcer la confiance dans le domaine militaire dans les régions frontalières », puis l’année suivante un « accord sur la réduction conjointe des forces militaires » dans ces régions.

Pour les cinq pays, il s’agit d’abord de mettre fin aux tensions sur leurs longues frontières, puis de stabiliser la région d’Asie centrale, considérée comme un enjeu commun de sécurité au regard notamment de la montée des phénomènes terroristes et extrémistes dans cette région.

Naissance de l’OCS

En 2001, les cinq du Groupe de Shanghai sont rejoints par l’Ouzbékistan pour former l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dont la priorité demeure la sécurité collective, la lutte contre le terrorisme, les séparatismes et les extrémismes selon la déclaration conjointe publiée le 15 juin de la même année.

Lors du sommet de Bichkek fin août, l’OCS a réaffirmé ses principes fondamentaux : promouvoir un monde multipolaire en organisant une coopération mutuellement bénéfique entre pays membres, afin de se rendre invulnérable aux manipulations sécessionnistes et terroristes.

Pour l’OCS, la mise en œuvre sécuritaire reste un chantier immédiat : les règlements du Centre universel de lutte contre les menaces à la sécurité, basée autour de la structure existante de Tachkent, et du Centre antidrogue de Douchanbé ont été approuvés, tandis qu’une unité contre la criminalité organisée transnationale sera implantée à Bichkek.

Une nouvelle banque dédiée aux infrastructures

Tout aussi intéressant, le projet d’une banque de développement. Alors que la Chine souhaite depuis longtemps que l’OCS se dote de sa propre banque de développement, le sommet de Bichkek a vu des avancées sur cette question. Si le principe a été adopté l’année dernière, ce qui est nouveau, c’est que l’Inde participe désormais aux négociations. Sans fixer de calendrier précis, l’OCS demande que les consultations s’achèvent « dans les plus brefs délais ». Les discussions semblent entrer dans le dur. Selon The Economic Times, on discute désormais de la structure de gouvernance, du capital et des documents fondateurs de la future institution. Le Kazakhstan a officiellement proposé d’héberger la banque, tandis que le Kirghizstan a également avancé la candidature de Bichkek. Pour le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokayev, la future banque devra financer en priorité les infrastructures, les technologies et les projets industriels.

Sur le volet technologique, la Chine a également précisé son offre : Beijing prévoit de développer avec les États de l’OCS un centre international de coopération sur les applications de l’intelligence artificielle, un centre de coopération portuaire Chine–OCS à Tianjin et 100 projets de coopération technologique sur trois ans. Ces annonces donnent une dimension plus opérationnelle aux textes sur l’IA et les infrastructures numériques adoptés à Bichkek.

Intégration des espaces ferroviaires

Enfin, « l’intégration des espaces ferroviaires » eurasiatiques a été au centre des échanges. La fermeture du détroit d’Ormuz a mis en évidence que le trafic maritime, qui dépend d’une poignée de détroits stratégiques (Suez, Panama, Ormuz, Bab el-Manded, Malacca, Gibraltar, etc.), s’avère extrêmement vulnérable. La multiplication et la diversification des voies de transport terrestres s’impose.

Quelques chiffres et repères utiles : le transport ferroviaire Chine–Europe par corridors terrestres réduit le temps de transit à environ 12–18 jours par rapport au transport maritime long cours, qui prend quasiment le double.

Mais les avantages du transport terrestre dépassent largement les simples gains de temps et d’argent. Contrairement au transport maritime, le transport terrestre permet de désenclaver des territoires entiers et d’apporter de la prospérité tout le long du trajet. Les vastes « couloirs de développement » économiques qu’il peut engendrer permettent à des pays entiers de passer d’une plateforme infrastructurelle donnée (A) à une plateforme plus efficiente (B). Ce fut l’argument majeur de l’étude sur les Nouvelles Routes de la soie, présentée dès 1996 à Beijing par l’Institut Schiller et sa présidente Helga Zepp-LaRouche.

Ce n’est pas par hasard que l’annonce de l’initiative chinoise « Une ceinture, une route » (les Nouvelles Routes de la soie) fut annoncé le 7 septembre 2013, par Xi Jinping à l’Université Nazarbaiev à Astana, capitale du Kazakhstan. En se plaçant au cœur des échanges entre l’Europe (le plus grand marché du monde) et la Chine (le plus grand producteur du monde), l’Asie centrale aspire à sortir de son sous-développement.

Chemin de fer Chine - Kirghizistan - Ouzbékistan (CKU)

La réalisation du projet de chemin de fer Chine - Kirghizistan - Ouzbékistan (CKU), décidé à Paris en 1998, a été au cœur des débats à Bichkek. La ligne à voie simple permettra aux trains de fret de relier Kashgar au Xinjiang en Chine, avec Andijan en Ouzbékistan pour un coût estimé à 4,7 milliards de dollars. L’Ouzbékistan et le Kirghizistan exportent surtout des minerais stratégiques et des hydrocarbures pour lesquels, faute de voie fluviale, le train reste le mode de transport le plus intéressant. En échange, ils importent de Chine des voitures, des machines et du textile.

Après d’âpres et longues discussions, le tracé et les arrêts sont désormais définis. Idem pour le financement. La Chine détient 51 % des parts de la société conjointe. Le Kirghizistan et l’Ouzbékistan en détiennent chacun 24,5 %. Étant donné que les financements se répartissent selon les mêmes proportions, la Chine a accordé un prêt de 2,3 milliards de dollars sur 35 ans. Le projet permettra au Kirghizistan, un pays qui a triplé son PIB en trois ans, de doubler ces capacités de transport pour atteindre jusqu’à 15 millions de tonnes. Par rapport au transport routier, elle réduira le temps du trajet de 7 à 10 jours et les coûts d’environ 30 %.

Chaque pays construira un tronçon sur son territoire : la Chine 213 km, le Kirghizistan 305 km et l’Ouzbékistan 50 km. Le relief étant très escarpé, pas moins de 50 nouveaux ponts et 29 tunnels (dont trois de plus de 12 km) seront nécessaires.

Au défi géologique s’ajoute un défi majeur, celui de l’écartement des voies ferroviaires, héritage empoisonné du passé colonial et particulièrement handicapant dans la région.

  • Russie, Kazakhstan, Ouzbékistan et Kirghizistan ont un écartement large, de 1520 mm, norme historique en vigueur en Asie centrale.
  • Chine, Turquie, Iran et l’Union européenne ont un écartement de 1435 mm.
  • Inde et Pakistan ont un écartement d’1676 mm.

Jusqu’ici, pour rejoindre l’Europe, les trains chinois passaient en grande partie par le Kazakhstan puis la Russie. Sur la frontière sino-kazakhe, à Khorgos, le plus grand port sec du monde, le procédé est bien rôdé.

De gigantesques grues sur rails (Automated Gantry Cranes) saisissent les conteneurs standardisés (EVP) d’un train sur la voie chinoise pour les déposer instantanément sur un train parallèle positionné sur la voie large.

Lorsque le déchargement de la cargaison est impossible ou trop risqué (produits chimiques, hydrocarbures, wagons fermés spécialisés), on ne déplace plus la marchandise mais le train. Ce dernier est placé dans un hall équipé de vérins de levage synchronisés. Les wagons sont désaccouplés de leur châssis roulant (le bogie), puis soulevés de quelques mètres. Les bogies à l’écartement de 1435 mm sont retirés à l’aide de treuils et remplacés par des bogies de 1520 mm. Les wagons sont ensuite abaissés et reverrouillés.

Une autre technologie existe, celle des essieux à écartement variable. Dans ce cas, on fait passer le train par un changeur de gabarit où les roues sont déverrouillées, rapprochées ou écartées, puis reverrouillées. Cette technologie fonctionne très bien pour les trains de voyageurs, mais son application au fret ferroviaire se heurte à des obstacles majeurs. C’est pourquoi, sur les grands axes comme la ligne reliant la Chine à l’Europe, on préfère encore le transbordement complet des conteneurs d’un train à un autre.

C’est pour cela que le projet ferroviaire CKU prévoit la construction d’un grand centre de transbordement à Makmal (Kirghizistan), servant de point de transfert universel où les conteneurs et les marchandises seront déplacés d’un train à l’autre ou équipés de nouveaux bogies pour poursuivre leur route.

Au-delà de l’axe sino-ouzbek, Makmal s’impose comme le pivot du transport kirghize. Notons simplement qu’un accord de partenariat public-privé (PPP) de 3 milliards de dollars a été signé en février 2025 avec le consortium All American Rail Group (AARG) pour connecter le pôle de Makmal à la ville de Karakol, à l’est du pays. A cela s’ajoute que le gouvernement kirghize investit massivement sur fonds propres pour prolonger son réseau national existant et raccorder le nord du pays (Balykchy) directement à cette nouvelle porte d’entrée commerciale. L’arrivée de la CKU aidera donc le Kirghizistan à constituer un réseau ferré national qui fait cruellement défaut jusqu’aujourd’hui.

D’Ouzbékistan, le tracé de la CKU peut se prolonger vers l’Iran (via le Turkménistan) et le Kazakhstan. En Iran, elle y croisera le Corridor multimodal de transport international Nord-Sud (INSTC) qui relie déjà la Russie à l’Inde par la mer Caspienne. L’Iran trouve donc son intérêt dans la concrétisation de services réguliers reliant l’est de la Chine à Téhéran à travers l’Asie centrale.

En pratique, en passant par l’Asie centrale et l’Iran, la CKU doit permettre de connecter le réseau chinois à l’Europe en évitant tout passage par l’Ukraine, où les incertitudes géopolitiques pèsent lourd sur le coût des assurances de transport. Le conflit en Iran vient brouiller les cartes.

Enfin, le jour où l’Ouzbékistan et le Pakistan reconnaîtront officiellement l’État afghan, la ligne Ouzbékistan-Afghanistan-Pakistan (UAP), dont les études de faisabilité ont démarré en février, pourrait également voir le jour. Pour l’instant, l’Afghanistan n’a pas été admis, pas même en tant qu’observateur, au sommet de Bichkek. L’UAP permettrait de relier les pays d’Asie centrale, en se raccordant au Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC), avec Gwadar, le grand port pakistanais sur la mer d’Arabie.

On se rappellera qu’en 2011, lors d’un G8, la France avait proposé un chemin de fer reliant directement la Chine à l’Europe (qui, nous l’avons vu, ont le même écartement de voies) en passant par l’Afghanistan où tout reste à construire. Un trajet exigeant mais possible fut proposé par l’excellent historien des chemins de fer Clive Lamming. La France a dû renoncer car cela ne plaisait pas à Londres et Washington qui n’ont jamais souhaité voir ses régions émerger.

Conclusion

Lorsque l’on examine les opportunités géo-économiques de l’Eurasie, force est de constater que l’agression israélo-américaine contre l’Iran, venant s’ajouter au conflit en Ukraine, est une attaque contre toute l’Eurasie et contre la Chine en particulier.

La SCO a compris ce que l’Occident global a tant de mal à comprendre. On ne peut pas éradiquer le terrorisme et le fanatisme avec des moyens militaires. Sécurité pour tous passe par développement équitable pour chacun.

L’OCS a su créer un cadre ou la confiance mutuelle permet d’avancer dans la durée. Ouzbeks et Kirghizes, qui avait pris l’habitude de se disputer les ressources en eau, avancent d’un pas commun. Ensemble ils discutent avec l’Afghanistan pour gérer en commun les ressources en eau. Kazakhs et Kirghizes, alors qu’ils vont se concurrencer, s’embrassent également pour faire du chemin (de fer) ensemble. Dans l’esprit de Shanghai, celui de vouloir avancer ensemble vers un monde meilleur, on voit la lumière au bout du tunnel (ferroviaire).


[1membre du Conseil exécutif national du PCF, en charge de la paix, de la défense et des relations internationales.