L’événement a induit un retour de bâton conséquent en Iran, de nombreux responsables promettant des représailles. Plusieurs commentateurs et analystes ont explicitement évoqué la potentielle implication implicite de l’OTAN, désignant l’Ukraine comme le « mandataire de l’Union européenne » et affirmant que les frappes risquaient d’entraîner l’UE dans le conflit.
Selon une source iranienne anonyme s’exprimant sur Amwaj.media, l’intention quasi-explicite est d’ouvrir un nouveau front et d’ « impliquer l’Iran dans la guerre » (Russie-Ukraine) afin de saboter tout effort de négociations en vue d’un accord de paix.
Côté ukrainien, on ne cache pas son jeu. Les relations entre le génocidaire Netanyahou et l’acteur corrompu Zelensky, tous les deux tenus en laisse comme des pitbulls par Washington, sont au beau fixe.
En réponse à une déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères, le ministre ukrainien des Affaires étrangères par intérim, Andriy Sybiha, écrit sur X : « Le régime de Téhéran est un complice direct de l’agression russe contre l’Ukraine », et
L’ambassadeur d’Ukraine en Israël, Yevhen Korniychuk, a déclaré dans une interview sur la chaîne israélienne N12 d’Israël : « Ce n’est pas la première fois que nous frappons de telles cibles militaires, et, bien sûr, vous pouvez vous attendre à ce que nous les frappions à nouveau – de notre point de vue, c’est une cible militaire tout à fait légitime. Nous combattons le même ennemi, l’autre côté du même axe du mal ».
Zelensky lui-même a déclaré dans une interview sur Sky News le 26 juillet : « Nous devons être honnêtes. Les Iraniens (…) nous ont déjà attaqués » en fournissant des drones à la Russie. Avec ce raisonnement, la Russie aurait bien raison de frapper les États-Unis, l’Allemagne et d’autres pays européen fournissant du matériel de guerre aux Ukrainiens pour frapper la Russie.
Selon un autre analyste, s’exprimant sur X,
Trita Parsi, co-fondatrice du Quincy Institute for Responsible Statecraft, a déclaré à propos de l’événement :
Ce point de vue a été partagé par l’ancien ambassadeur américain au Kazakhstan et en Géorgie, William Courtney, qui a déclaré sur Al Jazeera que l’opération de Kiev était une attaque contre « l’ennemi numéro un » de Washington, et qu’elle était destinée à plaire aux États-Unis. L’Ukraine a envoyé des experts en drones dans les États du Golfe pour aider à la guerre avec l’Iran au cours des derniers mois, mais il s’agit d’une escalade qualitative.
Dans son éditorial du 27 juillet au Financial Times, Gideon Rachman écrit que ces deux guerres, auparavant largement distinctes, « commencent à se chevaucher ». Selon lui, bien qu’il existe encore des canaux de dialogue diplomatique et de relations fonctionnelles entre les superpuissances mondiales soutenant les principaux acteurs de chaque conflit, à savoir les États-Unis et la Russie, la Chine jouant également un rôle, cela ne garantit pas qu’une autre guerre mondiale soit impossible. « Comme l’histoire du XXe siècle l’a démontré, les conflits régionaux et les erreurs de calcul des grandes puissances peuvent être une combinaison mortelle », écrit-il.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a été franc sur les implications des dernières attaques pour la sécurité mondiale et les actions que la Russie est prête à entreprendre : « La géographie des activités terroristes du régime de Kiev s’élargit, ce qui souligne à nouveau la nécessité d’une opération militaire spéciale réussie et complète. » La menace posée par le régime de Kiev « doit être empêchée et totalement éliminée ».
Dans la France soumise, on se couche devant le narratif de l’Empire anglo-américain et les va-t-en guerre de l’OTAN dont a rejoint le commandement intégré. Ainsi, la journaliste russe Xenia Fedorova, en France depuis dix ans, s’est vue remettre un arrêté ministériel d’expulsion, a annoncé ce mercredi 29 juillet le ministère de l’Intérieur. Elle a dirigé l’antenne française du média d’État russe Russia Today (RT) et est désormais accusée de relayer le point de vue russe (le sien) sur plusieurs médias de la bollosphère (CNews, Europe 1, JDD…). Une expulsion est décidée dans des cas liés à la protection de l’ordre public ou en cas d’atteinte à la sûreté de l’État français. Elle a annoncé former un recours « immédiatement ». Même le groupe Lagardère dénonce une atteinte grave à la liberté d’expression.
Conclusion
Réagissant à cette fuite en avant folle, Helga Zepp-LaRouche, fondatrice de l’Institut Schiller, a déclaré dans son webcast hebdomadaire du 29 juillet :



