Rémi Lebrun, militant à Solidarité & Progrès, a versé du « sang » devant les bureaux parisiens de Moody’s.
Le 24 octobre 2026 — Quelque 150 000 lycéens et gilets jaunes ont défilé aujourd’hui dans les rues de Paris, pour exiger une amélioration nette des conditions d’études pour les uns, et de travail pour les autres.
Hier, Rémi Lebrun, du parti Solidarité & Progrès, proche de Jacques Cheminade, a symboliquement répandu du « sang » devant les bureaux parisiens de la célèbre agence de notation Moody’s et a expliqué aux passants comment les banques, en contraignant des pays comme la France à rembourser le service de la dette « à perpétuité », sont devenues les véritables "pilleurs" des nations, bien pires que les petits pillards masqués qui ont joué le rôle de provocateurs lors des manifestations du 17 octobre en France.
« Hé, Moody’s, de quel droit tu joues avec la vie des Français ? » a lancé Lebrun, s’adressant aux passants devant les bureaux de Moody’s à Paris. « Nous sommes chez Moody’s, la plus importante des agences de notation financière. Leur adresse est au 21 boulevard Haussmann. Mais personne ne le sait, car il n’y a pas de nom sur l’immeuble. »
« Aujourd’hui, Moody’s annoncera la note de crédit de la France. Cette note est censée donner une indication de la solvabilité de l’État français. Si la note est mauvaise, la France devra payer des taux d’intérêt bien plus élevés aux banques, obligeant son gouvernement à couper dans les dépenses utiles de la nation : éducation, santé, transports, familles !
« Au nom de ceux qui ont été mutilés par la répression policière, des lycéens, des gilets jaunes, des agriculteurs, des ouvriers, des enseignants, des pompiers, des policiers et des personnels de santé qui se suicident souvent parce qu’ils ne supportent plus leurs mauvaises conditions de travail ; au nom de tous, nous sommes venus ici pour verser ce "sang" symbolique aux portes de Moody, sur les pavés que les dirigeants de cette entreprise devront marcher, jour après jour. »
« Notre objectif est de montrer au monde que les petits gangsters et pillards déployés lors des manifestations nationales françaises du 17 octobre ne sont que des poissons insignifiants comparés au pillage de l’économie par des agences comme Moody’s et les banquiers qu’elles représentent. »
En plus de 50 ans, la France a accumulé 3 500 milliards d’euros de dette, alors même qu’elle a entre-temps versé 2 400 milliards d’euros d’intérêts cumulés au titre du service de la dette. Cette année, le poste budgétaire le plus important de l’État est le paiement cumulé des intérêts de la dette !
Lebrun a poursuivi : « Cette situation n’existait pas en France à la Libération, après la Seconde Guerre mondiale. À cette époque, et jusqu’au début des années 1970, l’État français disposait d’une banque centrale publique qui accordait des prêts à taux d’intérêt avantageux pour le développement de l’économie française et le bien-être de sa population. C’est une situation que nous devons recréer aujourd’hui et pour laquelle le parti Solidarité et Progrès se bat depuis de nombreuses années.
« À qui Moody’s doit-elle rendre des comptes ? Au président Macron ? Il est de leur côté, il ne défendra jamais les intérêts des Français », a conclu Lebrun.