La candidate a annoncé qu’elle n’accepterait pas de fonds des Super PAC (Comités d’action politique, qui peuvent recueillir des dons électoraux sans aucune limite), mais qu’elle demandait plutôt à chaque citoyen de donner le maximum autorisé par la loi électorale. Elle a également présenté le premier numéro de son journal de campagne, The New Federalist. Extrait :
Nous nous réveillons aujourd’hui sans savoir quel conflit va éclater en premier. L’Iran ? Le Groenland ? Qui d’autre va se faire tirer dessus ? Que va-t-il se passer ?
Je voudrais aborder un sujet crucial, peu évoqué dans les médias, mais qui est probablement l’événement le plus important de la planète actuellement : ce qui s’est passé dans la nuit du 28 au 29 décembre en Russie. Alors que le président Donald Trump rencontrait le président Zelensky à Mar-a-Lago, 91 drones ont été tirés en direction de la résidence du président Poutine à Valdaï, qui abrite également un centre de commandement et de contrôle. Informé de l’incident par Poutine lui-même, Trump s’est mis en colère. Mais peu après, une « source anonyme » de la CIA a déclaré :
La CIA a toutefois dû admettre qu’il s’était bien passé quelque chose, mais pas ce qu’avait affirmé Poutine. Quelques jours plus tard, les Russes ont déclaré : « Nous avons les preuves. » Ils ont mis la main sur le module de guidage, qui indique la trajectoire des drones et révèle qui les pilotait. Ils ont présenté ces preuves à l’attaché militaire américain à l’ambassade des États-Unis à Moscou, qui démontrent l’implication de la CIA dans une opération visant à éliminer physiquement le président russe.
91 drones ont été lancés contre le pays qui dispose du plus grand nombre d’ogives nucléaire du monde, destinés à assassiner son président. Imaginez un instant ce que cela signifie. Imaginez ce que cela signifierait si 91 drones fonçaient sur [la résidence du président américain à] Camp David. Quelle serait notre réaction [en tant qu’Américains] ? Le monde serait déjà réduit en cendres nucléaires !
Face à cela, Trump a-t-il réagi en disant : « Que s’est-il réellement passé ? Il nous faut une enquête approfondie. Des têtes doivent tomber, quelqu’un doit être limogé » Non ! Il a persisté : « Rien de tout cela ne s’est produit ! De plus, nous allons envahir le Venezuela. Nous allons kidnapper le président et sa femme, et les emmener à New York. Et pour couronner le tout, nous allons saisir un pétrolier russe » (qui était vide), et nous l’avons fait. Alors, que penseriez-vous des États-Unis en ce moment si vous étiez le président de la Russie ? Je dois dire que nous avons beaucoup de chance que les Russes aient pu abattre ces 91 drones, car le monde serait bien différent aujourd’hui si l’un d’eux avait atteint sa cible.
Lors de cette invasion du Venezuela, même si vous n’en entendez pas parler, nous avons tué environ 80 personnes. Ce n’est pas anodin. Qui a trahi Maduro ? Je n’en sais rien. Lui et son épouse sont détenus dans une prison de Brooklyn, en attente de leur procès (...)
Au beau milieu de tout cela – les drones, la tentative d’assassinat du dirigeant d’une grande superpuissance nucléaire, l’enlèvement d’un président – Renee Good se fait tirer dessus dans le Minnesota. Je dirai que même si le président et le vice-président croient qu’elle essayait de renverser l’agent de l’ICE [service de l’immigration] avec sa voiture (ce qui ne me semble pas être le cas), même si c’était vrai, ils sont trop enfermés dans leur vision bestiale de l’homme pour dire : « C’est une tragédie. Peut-être devrions-nous nous interroger sur les raisons de cela. » Non, ils s’exclament qu’elle « l’a bien cherché ».
Vous rendez-vous compte à quel point les États-Unis sont devenus fous ? On a des individus masqués et armés qui arrêtent des gens dans les tribunaux, pendant les audiences, parce qu’ils savent que s’ils sont au tribunal, c’est parce qu’ils n’ont pas encore obtenu leur carte verte [donnant droit à résider dans le pays] et qu’on peut les arrêter pour atteindre les quotas [d’arrestations]. Et on veut recruter plus d’agents pour l’ICE ; on offre des primes de 50 000 $ et on embauche des paumés sans aucune formation. Ensuite, on leur chauffe la tête dans cette frénésie émotionnelle où ils se voient comme des Rambo, et on les envoie sur le terrain. C’est de la folie ! Qui sont les criminels ? Je peux vous dire que ce ne sont pas ceux qui se rendent au tribunal pour faire régulariser leurs papiers, ni ceux qui attendent devant un magasin de bricolage pour gagner quelques sous à envoyer à leur famille. Les criminels prospèrent dans les entrailles de Washington et de Wall Street, mais on ne les traque pas.
Réfléchissez à ce qu’a répondu [le conseiller de Trump] Steve Miller au journaliste Jake Tapper qui lui demandait pourquoi nous voulons diriger le Venezuela : « Parce que nous le pouvons. » Qu’est-ce que ça veut dire ? C’est un peu comme si, si la façon dont votre voisin s’est garé vous déplaît, vous sortiez un fusil et lui explosiez la tête, parce que vous avez une arme et lui non. Évidemment, c’est logique, non ?
En 2004, LaRouche a fait publier un pamphlet intitulé Les Enfants de Satan, avec en couverture Dick Cheney (vous vous souvenez de lui ? Je crois que son surnom était Dark Vador), Paul Wolfowitz, Rumsfeld et John Ashcroft. Ce livret portait en réalité sur un certain Leo Strauss, qui est un peu différent de Josef Goebbels, le ministre de la propagande d’Hitler. Goebbels pensait que si l’on répète un mensonge assez souvent, les gens finissent par le croire. Pour Leo Strauss, là n’était pas l’essentiel. Le but du mensonge, c’est la terreur. On affirme quelque chose que tout le monde sait être un mensonge. Puis on dit : « Je mens, et alors ? Vous n’y pouvez rien ! » On a le pouvoir du bourreau. Certains auteurs français (de Maistre, Kojève, Fanon) abordent cette question de la violence, du pouvoir par la force. D’ailleurs, c’est aussi la vision de Bibi Netanyahou, non ? Il a déclaré : « Il y a un grand historien que j’admire, un humaniste chrétien américain. » Je dois dire, en tant que chrétienne, que ce qui se fait aujourd’hui au nom du christianisme ferait vomir Jésus.
(…) La vérité, c’est que l’histoire n’est pas faite par les plus forts, les plus terrifiants ou les plus violents. L’histoire est faite par ceux qui sont prêts à tout risquer pour défendre la vérité. Elle est faite par les humbles. On se souviendra d’Hind Rajab [fillette palestinienne de 5 ans exterminée avec toute sa famille à Gaza], mais pas de Bibi Netanyahou, si on survit…
La Russie a donc réagi en utilisant le puissant missile hypersonique Orechnik pour frapper Lviv. Regardez une carte, cette ville se situe près de la Pologne. Je soupçonne fort qu’ils ne visaient pas seulement l’énergie ukrainienne, car j’ai remarqué le silence des Occidentaux à ce sujet. Ils ne crient pas au scandale. Ils savent probablement, puisque les Russes leur ont fourni des preuves, que la CIA était impliquée dans la tentative d’assassinat du président russe. Les Russes pouvaient se permettre de les prévenir avant d’envoyer ce missile, car, devinez quoi ? Personne au sein de l’OTAN ne peut l’arrêter. Ils peuvent donc annoncer son lancement imminent, et l’OTAN est impuissante. Ils l’ont encore prouvé.
Aussi grave que soit tout cela, la soi-disant opposition à Trump – vous savez, ceux qui crient à tout-va « touche pas à Medicare ! Touche pas à l’OTAN ! » – ne vaut pas mieux. C’est même encore pire, comme on le voit avec le mouvement « No Kings » (pas de rois), financé par le lobby israélien, qui fait l’impasse sur le génocide à Gaza et refuse de toucher à l’OTAN. Ce n’est pas notre position.
Si on survit jusqu’en 2028, ce qui est loin d’être certain, on doit s’attendre à voir apparaître deux autres candidats présélectionnés, peut-être des semi-robots, qui nous seront imposés, payés par Miriam Adelson [la milliardaire pro-israélienne et donatrice de Trump et Biden].
Voilà pourquoi j’ai décidé de me présenter à la présidence ! Je ne pense pas qu’il soit juste de laisser le peuple américain face à un tel choix entre deux robots financés par le même groupe de milliardaires.
Déclarations de soutien :
- Douglas Macgregor, colonel (à la retraite) de l’armée américaine
- Scott Ritter, ancien officier des Marines américains et inspecteur des Nations unies pour le désarmement
- Dennis Fritz, ancien sergent-chef de commandement de l’US Air Force
- Gerald Celente, écrivain, militant pour la paix et analyste
- Pr Steve Starr, expert en guerre nucléaire
- Garland Nixon, animateur de radio et de télévision
- Père Harry J. Bury, figure emblématique du mouvement pacifiste à Minneapolis
- José Vega, candidat au Congrès dans le Bronx, à New York
- Mike Calicrate, éleveur de bétail et distributeur de produits alimentaires en direct, basé au Kansas et au Colorado
- James Moore, défenseur de la pêche à la traîne en Alaska
- Jim Benham, ancien président de l’Union des agriculteurs de l’Indiana
- DeWayne Hopkins, ancien maire de Muscatine (Iowa)
- Helga Zepp-LaRouche, fondatrice et directrice de l’Institut Schiller, Allemagne
- Jacques Cheminade, président du parti Solidarité & Progrès, France
- Pr Franco Battaglia, chercheur, spécialiste des questions énergétiques, Italie
La richesse de cette palette de soutiens montre clairement que les Américains refusent de se laisser emprisonner dans un choix électoral du « moindre mal ». Diane Sare incarne pour eux l’espoir que l’Amérique renonce à sa dérive impériale criminelle et devienne cette force pour la paix dans le monde à laquelle aspiraient ses traités constitutifs il y a 250 ans.




