Notre Amérique contre le trumpisme et le néo-conservatisme

Diane Sare lance sa campagne

mardi 17 mars 2026, par Christine Bierre

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Le 9 mars dernier, la campagne indépendante de Diane Sare pour la présidence des Etats-Unis en 2028, a organisé un forum en ligne afin de définir un plan d’action pour sortir les États-Unis de l’emprise des politiques belliqueuses qui, avec l’offensive Trump-Netanyahu contre l’Iran, ont précipité le monde dans une crise stratégique et économique accélérée et accru le risque de guerre nucléaire. Plus de 1000 personnes ont suivi l’événement en direct sur différentes plateformes, et 15 heures plus tard, le nombre de vues dépassait déjà les 5000.

A cette heure gravissime où Donald Trump s’érige en véritable tyran, faisant fi du droit international et imposant le droit du plus fort contre le droit de la justice, des dissidents de longue date, mais aussi de jeunes activistes dégoûtés par ces pratiques, ont décidé d’apporter leur soutien à la campagne indépendante de Diane Sare et de se porter eux-mêmes candidats (voir ci-dessous la liste de quelques soutiens).

A ses côtés, en ce 9 mars, Garland Nixon, célèbre commentateur progressiste de radio et télévision à New York, membre du comité national de l’ACLU (l’Union américaine des libertés civiques), ainsi que Keaton Weiss, co-animateur de l’émission Due Dissidence (nécessaire dissidence), à qui nous devons cette phrase qui mobilise désormais de plus en plus de citoyens américains : « Quel que soit votre vote, vous aurez du Epstein ! »

Autour de Diane Sare, un mouvement des candidats est en pleine constitution, emmené par José Vega. Candidat au Congrès dans le 15e district du Bronx face au député sortant Ritchie Torres, Vega a repris plusieurs thèmes communs à de nombreux autres intervenants : « Comme l’a dit Friedrich Schiller, un grand mal engendre un bien supérieur. C’est le sens de nos candidatures, a-t-il déclaré. Il n’est jamais trop tard pour dire la vérité », dont la plus importante : « La situation pourrait dégénérer en guerre nucléaire du jour au lendemain. »

Présente elle aussi, Josephine Guilbeau, ancienne analyste du renseignement toutes sources de l’armée américaine pendant 17 ans et experte en cybersécurité pour le Commandement cybernétique des États-Unis et la Force de mission nationale cybernétique. Tout au long de l’année 2025, Guilbeau s’est élevée avec force contre le génocide israélien contre les Palestiniens. Si elle n’avait pas voulu jusqu’ici aborder la question du danger de guerre nucléaire, pour éviter de semer la panique, elle se sent désormais obligée de l’affirmer clairement : « Nous nous rapprochons du risque de guerre nucléaire. »

Le courage de dénoncer publiquement les bellicistes a été illustré par l’ancien Marine Brian McGinnis, candidat au Sénat américain sous l’étiquette du Parti vert de Caroline du Nord. La semaine précédente, lors d’une audition devant une sous-commission des forces armées du Sénat, McGinnis avait dénoncé la collusion des États-Unis avec le génocide israélien à Gaza. Alors que la police du Capitole tentait de l’expulser de la salle, le sénateur Tim Sheehy (R-MT) l’a violemment empoigné et lui a cassé le bras. La participation de McGinnis au forum de Sare était sa première apparition publique depuis sa sortie de l’hôpital.

Son colistier en Caroline du Nord, le lieutenant-colonel (à la retraite) Anthony Aguilar, candidat du Parti vert au Congrès pour le 13e district, est lui aussi une épine dans le pied du parti belliciste. Après avoir démissionné, mi-2025, de la mal nommée Fondation humanitaire pour Gaza (GHF), Aguilar s’est fait le témoin direct et accablant de la collusion de la GHF avec l’armée israélienne, qui a transformé ses sites de distribution alimentaire en véritable jeu de massacre pour les Gazaouis. La guerre contre l’Iran, a-t-il dit, est une preuve supplémentaire que les États-Unis combattent pour les intérêts israéliens et non pour les leurs.

Aguilar et Guilbeau ont tous deux été expulsés d’une audition du Sénat américain l’été dernier pour avoir soulevé la question du génocide. Vega s’est déclaré fervent partisan de ce type d’interventions citoyennes, qu’il a érigées en marque de fabrique de son militantisme ces quatre dernières années.

L’animateur Keaton Weiss a soutenu ces candidatures de conscience. Il a souligné qu’en dépit de ses interventions énergiques et déterminées lors d’événements politiques, Vega est partisan du dialogue et non de la violence. Ce thème de l’action directe non violente fut un point central des discussions tout au long de la soirée.

En conclusion, Diane Sare a repoussé l’idée que les médias traditionnels, et même les réseaux sociaux, refléteraient notre réelle influence. Ainsi, comme l’a rapporté une candidate indépendante dans la circonscription très trumpiste de Marjorie Taylor Greene, en Géorgie, lors d’un récent meeting de Trump, pas plus d’une centaine de personnes ne s’étaient déplacées pour l’écouter dans une usine, et une quarantaine seulement dans un café. Or, personne n’a relayé cet incident, qui illustre pourtant bien l’immense fossé qui se creuse entre la perception véhiculée par les médias et la réalité.

« C’est ce qui rend les candidatures de l’opposition aux élections de mi-mandat si déterminantes, a-t-elle affirmé. Dire la vérité, c’est encourager les autres à le faire. »

Deuxièmement, « combattez le mal avec passion », mais en sachant quoi faire lorsqu’il est vaincu. Elle a insisté sur les politiques de relance économique qu’elle a apprises au cours des 35 années de son étroite collaboration avec l’économiste et homme d’État Lyndon LaRouche. Ces politiques consistent à générer du crédit productif grâce à une régulation bancaire de type Glass-Steagall renouvelé et à une Réserve fédérale transformée en banque nationale hamiltonienne, ainsi qu’à entreprendre de vastes projets d’infrastructures hydrauliques, de transport et énergétiques pour reconstruire le pays et collaborer à des initiatives similaires à travers le monde.

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Diane Sare : libérer la voix du peuple américain

Diane Sare.
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La semaine dernière, les deux chambres du Congrès ont voté à la majorité leur renoncement à l’une de leurs principales responsabilités : décider si le pays entre en guerre ou non. Le fait que la majorité des représentants refuse d’assumer la fonction pour laquelle ils ont été élus implique que tous doivent démissionner. Cela signifie également que nous n’avons plus aucun contre-pouvoir efficace, car l’ensemble du pouvoir législatif a clairement déclaré : « Ne comptez pas sur nous. Nous ne faisons plus partie du gouvernement. »

Je veux que ce message soit bien compris. Et c’est ce qui explique pourquoi il est si important que vous ayez des candidats pour les élections de mi-mandat.

Vous le savez peut-être déjà, mais le président Trump a demandé à s’entretenir par téléphone avec le président Poutine cet après-midi. L’entretien a duré environ une heure et il est clair que leurs points de vue divergent.

Voici le compte rendu russe : « Le président russe a évoqué plusieurs pistes en vue d’un règlement politique et diplomatique rapide du conflit iranien, notamment en tenant compte des contacts qu’il a eus avec les dirigeants de pays du Golfe persique, le président iranien, M. Pezechkian, et d’autres responsables. De son côté, le président américain a présenté son analyse de l’évolution de la situation dans le contexte de l’opération américano-israélienne en cours. »

Autrement dit, ils n’étaient pas d’accord. Chacun a donné son avis. Le conseiller présidentiel russe Ouchakov a déclaré : « Je note qu’un échange de vues très substantiel et, je crois, utile, a eu lieu à ce sujet. »

J’encourage chacun à faire preuve de maturité dans sa réflexion sur ce sujet. Je sais que les événements survenus dans le monde causent une immense souffrance et un profond chagrin, avec la mort de peut-être 250 000 à 500 000 Palestiniens, ceux qui sont enfouis sous les décombres, ou assassinés sous les yeux du monde entier pendant cette guerre. Nous ignorons le nombre d’Iraniens tués. Nous ignorons le nombre d’Américains tués. Nous ignorons le nombre d’Israéliens tués.

Nous sommes dans le brouillard de la guerre, mais il ne faut pas agir de manière impulsive. Certains s’emportent : pourquoi Poutine n’a-t-il pas fait telle ou telle chose ? Il y a quelques mois, il a prononcé un discours que j’ai trouvé extrêmement important, dans lequel il a déclaré : « Je suis le président d’une superpuissance nucléaire. Lorsque j’agis, je dois tenir compte des conséquences pour de nombreux gouvernements et de nombreuses situations. Et parfois, je dois conclure, aussi déchirant cela soit-il, que la solution la plus prudente est de ne pas agir. »

Il marche donc sur un fil. J’imagine que Poutine, Xi Jinping et les autres dirigeants mondiaux sensés serrent les dents et se demandent : pouvons-nous empêcher le monde de franchir le point de non-retour et d’entrer dans ce que Tony Aguilar vient de décrire, à savoir l’utilisation d’armes nucléaires tactiques, ou une frappe nucléaire israélienne rendant cet acte irréversible ? Pouvons-nous, d’une manière ou d’une autre, contenir ce pays doté de l’arme nucléaire jusqu’à ce que la situation évolue aux États-Unis ?

C’est notre travail. Je pense que plusieurs présidents de notre république étaient horribles, voire criminels, ou étaient des traîtres. Bush, Obama, celui-ci, Biden. Cependant, si quelqu’un envahissait les États-Unis pour destituer notre président, je me battrais car il s’agit de notre nation et de notre souveraineté.

Mais le peuple américain doit le savoir : c’est à nous de changer cela. Quelqu’un a fait remarquer aujourd’hui que si l’équilibre entre républicains et démocrates reste faible, l’élection à la Chambre de seulement cinq candidats hors de leurs rangs pourrait suffire à faire basculer la majorité des deux partis. Ce qui ferait que ces indépendants seraient les personnes les plus influentes au Congrès.

Il est donc urgent d’agir dès maintenant. Des élections partielles sont prévues. (...)

Pour conclure, je dirai simplement que nous vivons un changement de paradigme. Des siècles d’un système impérial traitant les êtres humains comme des animaux, certains nés pour régner et d’autres pour servir, touchent à leur fin. Il ne leur reste que la terreur et la force. Un nouveau système est en train d’émerger et ils sont déterminés à l’arrêter. C’est de cela qu’il s’agit, et cela prend diverses formes.

On voit des gens courir après les prétendus conseils religieux de Trump ou Paula White, parler en langues, se roulant par terre et se tenant l’entrejambe. Ce n’est pas le christianisme. C’est la doctrine Epstein, et il y a une grande différence entre ce genre de pseudo-religion et celle d’Albert Einstein, qui disait : « Plus j’en apprends sur l’univers, son ordre incroyable, son équilibre, les proportions des planètes et des processus physiques, plus je suis convaincu de l’existence d’un Créateur. »

C’est une approche scientifique humble, à l’opposé d’une approche insensée, satanique et dégénérée. Alors, ce que vous faites, ce que nous faisons, a de l’importance, et ne comptez pas sur Washington.

Maintenant, c’est aux citoyens d’agir !

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Déclarations de soutien :
Douglas Macgregor, colonel (à la retraite) de l’armée américaine
Scott Ritter, ancien officier des Marines américains et inspecteur des Nations unies pour le désarmement
Dennis Fritz, ancien sergent-chef de commandement de l’US Air Force
Gerald Celente, écrivain, militant pour la paix et analyste
Pr Steve Starr, expert en guerre nucléaire
Garland Nixon, animateur de radio et de télévision
Père Harry J. Bury, figure emblématique du mouvement pacifiste à Minneapolis
José Vega, candidat au Congrès dans le Bronx, à New York
Mike Calicrate, éleveur de bétail et distributeur de produits alimentaires en direct, basé au Kansas et au Colorado
James Moore, défenseur de la pêche à la traîne en Alaska
Jim Benham, ancien président de l’Union des agriculteurs de l’Indiana
DeWayne Hopkins, ancien maire de Muscatine (Iowa)
Helga Zepp-LaRouche, fondatrice et présidente de l’Institut Schiller, Allemagne
Jacques Cheminade, président du parti Solidarité & Progrès, France
Pr Franco Battaglia, chercheur, spécialiste des questions énergétiques, Italie

La richesse de cette palette de soutiens montre clairement que les Américains refusent de se laisser emprisonner dans un choix électoral du « moindre mal ». Diane Sare incarne pour eux l’espoir que l’Amérique renonce à sa dérive impériale criminelle et devienne cette force pour la paix dans le monde à laquelle aspiraient ses traités constitutifs il y a 250 ans.