Persia delenda est : USA et Israël vont-ils s’infliger le destin tragique de Rome ?

dimanche 1er mars 2026, par Karel Vereycken

Persia delenda est :
USA et Israël vont-ils s’infliger le destin tragique de Rome ?

Par Karel Vereycken

Les fanatiques pseudo-religieux du gouvernement Netanyahou, de concert avec leurs co-penseurs à la Maison Blanche, pourraient bien infliger à leurs nations respectives le même sort tragique que la Rome antique.

Même si l’Iran ne développe pas l’arme nucléaire, affirment-ils, « tant que » Téhéran possédera des missiles balistiques, elle restera une menace existentielle pour Israël, et donc pour son principal protecteur, les États-Unis. Leur conclusion logique est d’« éliminer », une fois pour toute, leur ennemi supposé, au lieu de s’engager dans une diplomatie active pour trouver un terrain d’entente en vue d’une coopération pacifique et d’un développement mutuel. Imaginez un instant ce que les drones iraniens et les experts israéliens en gestion de l’eau pourraient accomplir ensemble pour lutter contre la désertification de notre planète !

Les arguments de Netanyahou et de Trump ne sont pas nouveaux. Avant la guerre sanglante contre Saddam Hussein, on pouvait entendre à Londres et à Washington des personnalités comme Tony Blair déclarer des choses du genre :

« Peu importe que les allégations concernant la construction d’armes de destruction massive par Saddam soient vraies ou non. Tant qu’il restera un seul ingénieur irakien en vie, ce pays constituera une menace à éliminer. »

Avec le recul du temps, l’histoire nous offre des leçons précieuses. Si l’Iran et la Palestine ne sont pas Carthage, il est néanmoins utile d’examiner comment et pourquoi Rome a détruit Carthage, scellant ainsi son propre destin fatal.

Le regard actuel des « élites » israéliennes et anglo-américaines sur la Palestine, Gaza et l’Iran ressemble fortement à celui de Marcus Porcius Caton (234-149 av. J.-C.), dit « l’Ancien » ou « le sage », le sénateur romain qui terminait tous ses discours, quel que soit leur sujet, par « Carthago delenda est » (Carthage doit être détruite).

La civilisation de Carthage

Représentation de la ville de Carthage.

Selon la légende, Carthage fut fondée par Didon, fille du roi de la cité phénicienne de Tyr. Les Romains appelaient les Phéniciens les Poeni, d’où provient le mot punique. Fuyant après que son frère Pygmalion eut tué son époux, Didon gagna la côte nord-africaine où elle fonda une nouvelle ville sur la colline de Byrsa, sur des terres achetées à un chef local. Autour de la colline se développa la grande cité de Carthage. Celle-ci se dressait à l’extrémité sud-est d’une péninsule s’avançant vers l’est dans le golfe de Tunis et la mer Méditerranée. Bordée par la mer à l’est, Carthage était presque entièrement entourée d’eau. Au sud-ouest se trouvait un lac salé (Stagnum Marinum), aujourd’hui connu sous le nom de lac de Tunis ; au nord-ouest, une autre étendue d’eau salée appelée les Salinae.

Carthage étendit ses activités maritimes en Méditerranée occidentale. Dès 264 av. J.-C., elle contrôlait des territoires bien au-delà de la ville et de ses environs, incluant des régions côtières et des enclaves du Maroc, de l’Algérie et de la Libye actuels, le sud de la péninsule ibérique (Espagne), les îles Baléares, la Corse ainsi que des parties de la Sardaigne et de la Sicile.

Dans une perspective malthusienne qui définit la géopolitique comme une lutte à mort entre ennemis pour l’épuisement fatal de ressources finies, un affrontement entre Rome, empire continental, et Carthage, empire maritime, est considéré comme le fonctionnement du « monde réel ».

Les guerres puniques

Les historiens ont documenté trois affrontements, appelés les guerres puniques, entre Rome et Carthage.

La Première Guerre punique dura de 264 à 241 av. J.-C. Elle s’acheva par une victoire romaine en 241 av. J.-C., après 23 ans de combats et d’énormes pertes de part et d’autre. Après la guerre, Carthage étendit ses possessions en Ibérie où, en 219 av. J.-C., une armée carthaginoise commandée par Hannibal assiégea, prit et pilla la ville pro-romaine de Sagonte.

La deuxième guerre punique. Au printemps 218 av. J.-C., Rome déclara une nouvelle fois la guerre à Carthage, déclenchant la deuxième guerre punique qui dura 17 ans, de 218 à 201 av. J.-C.

À la fin de l’année 218 av. J.-C., l’ingénieux Hannibal surprit les Romains en faisant marcher son armée par voie terrestre depuis la péninsule Ibérique, à travers la Gaule (France) et par-delà les Alpes, jusqu’en Gaule cisalpine (l’Italie du Nord actuelle). Renforcé par des alliés gaulois, il remporta des victoires écrasantes sur les Romains aux batailles de la Trébie (218) et du lac Trasimène (217).

En 216, Hannibal se rendit dans le sud de l’Italie et vainquit de nouveau les Romains à la bataille de Cannes (Cannae dans les Pouilles), où il anéantit la plus grande armée romaine jamais rassemblée. Après la mort ou la capture de plus de 120 000 soldats romains en moins de trois ans, de nombreux alliés italiens de Rome, notamment Capoue, firent défection au profit de Carthage, donnant ainsi à Hannibal le contrôle d’une grande partie du sud de l’Italie.

En réponse, En 204 av. J.-C., Scipion l’Africain envahit l’Afrique carthaginoise, contraignant le Sénat carthaginois à rappeler l’armée d’Hannibal d’Italie. L’ultime bataille de la guerre opposa les armées de Scipion et d’Hannibal à Zama en 202 av. J.-C. et se solda par la défaite d’Hannibal et la demande de paix formulée par Carthage.

Suite à cela, le traité de paix imposé par Rome privait Carthage de tous ses territoires d’outre-mer et d’une partie de ses possessions africaines. Une indemnité de 10 000 talents d’argent devait être versée sur 50 ans. Les Romains n’autorisèrent à leur ennemi que dix navires de guerre et lui interdirent de posséder des éléphants de guerre. Carthage n’était pas autorisée à faire la guerre hors d’Afrique et ne pouvait mener de guerre en Afrique qu’avec l’autorisation expresse de Rome.

La troisième guerre punique

Un demi-siècle plus tard, en 146 av. J.-C., début de la troisième guerre punique, les Romains, sous la direction de Scipion Émilien — petit-fils d’Africain —, assiégèrent, prirent d’assaut et détruisirent complètement la ville de Carthage.

La philosophe antifasciste française Simone Weil (1909-1943), dans ses Réflexions sur les origines de l’hitlérisme, écrites et publiées en 1939, cite le cas de Carthage comme exemple de la perfidie cachée derrière le « respect de la loi » professé par la « Pax Romana », qui a tant inspiré Hitler. À la fin de la deuxième guerre punique, rappelle-t-elle,

« Carthage fut contrainte de conclure une alliance avec Rome et de promettre de ne jamais faire la guerre sans son autorisation. Pendant le demi-siècle qui suivit, les Numides [leurs voisins] envahirent et pillèrent sans relâche le territoire carthaginois, qui n’osa pas se défendre ; durant cette même période, Carthage aida les Romains dans trois guerres. Des envoyés carthaginois, prosternés sur le sol de la Curie, brandissant des rameaux en signe de supplication, implorèrent en larmes la protection de Rome, à laquelle le traité leur donnait droit ; le Sénat se garda soigneusement de la leur accorder. Finalement, acculé par une incursion numide plus menaçante que les précédentes, Carthage prit les armes, fut vaincue et vit son armée entièrement anéantie. C’est à ce moment que Rome choisit de déclarer la guerre à Carthage, prétendant que les Carthaginois avaient combattu sans sa permission. »

Comme nous le verrons, ce n’était qu’un prétexte, finalement organisé par Rome elle-même, pour déclencher une guerre décidée bien avant pour des motifs beaucoup plus profonds, principalement économiques.

Simone Weill :

« (…) [Le Sénat] accorda aux Carthaginois leur liberté, leurs lois, leur territoire et la jouissance de tous leurs biens privés et publics, à condition qu’ils livrent trois cents enfants nobles en otages dans un délai d’un mois et qu’ils obéissent aux consuls. Les enfants furent livrés immédiatement. Les consuls arrivèrent devant Carthage avec une flotte et une armée et ordonnèrent que toutes les armes et tous les instruments de guerre soient rendus sans exception. L’ordre fut exécuté sur-le-champ. »

Pour apaiser les Romains, Carthage accepta de réparer son tort en envoyant 300 otages en Sicile. Ces otages, des enfants issus des familles les plus importantes, ne suffisaient pas aux Romains. Carthage était désormais sous la « protection » romaine et n’avait plus besoin d’armes. Par conséquent, les émissaires de Rome exigèrent la reddition de toutes les armes et de tout le matériel militaire. Quelque 200 000 armures et râteliers d’armes, ainsi que 2 000 catapultes et de nombreux projectiles, furent remis à Rome.

L’historien grec Arrien écrivit :

« C’était un spectacle remarquable et sans précédent que de voir le nombre impressionnant de chariots chargés que l’ennemi lui-même avait amenés. »

Simone Weill :

« (…) Les sénateurs, les anciens et les prêtres de Carthage vinrent alors se présenter aux consuls devant l’armée romaine. »

Puis, révélant que ces négociations de « paix » n’étaient qu’une supercherie et ne tenaient aucun compte des véritables intérêts sécuritaires de son partenaire, Simone Weill note qu’après des concessions sans précédent de la part de Carthage,

« l’un des consuls annonça aux Carthaginois présents que tous leurs concitoyens devaient quitter les abords de la mer et abandonner la ville, qui serait entièrement rasée. Pour les Carthaginois, peuple de navigateurs, se retirer à 80 stades (14 km) de la mer équivalait à une condamnation à mort ! »

Incapable de survivre coupée de la mer, Carthage n’eut d’autre choix que d’entrer en guerre contre Rome une troisième et, finalement, dernière fois. Les membres de la délégation carthaginoise durent faire face non seulement à la ruine de leur cité, mais aussi à leur propre perte. Certains, craignant tant la réaction de la population, restèrent dans le camp romain et ne revinrent jamais chez eux. D’autres furent accablés par la foule aux portes de la ville ; leur vie ne leur fut épargnée que pour qu’ils puissent faire un rapport officiel au Sénat de Carthage. Le Sénat accueillit la nouvelle dans un silence stupéfait avant de laisser éclater, selon l’historien romain Arrien, « une clameur bruyante et funèbre ».

La véritable cause

Caton l’ancien.

En réalité, la destruction totale de Carthage avait été décidée sept ans plus tôt, après que Caton l’Ancien eut rallié le Sénat romain à sa position : « Carthago delenda est » (Carthage doit être détruite). L’appel de Caton à détruire Carthage n’avait rien à voir avec une réponse à une menace militaire ou politique imminente (alors inexistante), le vrai sujet était ailleurs.

En 152 av. J.-C., Caton, vétéran de la deuxième guerre punique qui avait complètement désarmé Carthage et fait de Carthage un satrape de l’Empire romain, visita Carthage à l’âge de 81 ans en tant que membre d’une ambassade sénatoriale.

Caton aurait été stupéfait par la richesse de Carthage. Comme le souligne l’historien Ben Kiernan :

« Caton fut stupéfait par le redressement de la ville après sa défaite. Libérée du fardeau de l’empire, Carthage était redevenue une métropole marchande florissante, ‘regorgeant de jeunes hommes, débordant de richesses et d’armes’. À son retour, tandis qu’il ajustait les plis de sa toge au Sénat, Caton laissa tomber intentionnellement des figues de Libye [carthaginoises] et, après que tous eurent exprimé leur admiration pour leur taille et leur beauté, il déclara que le pays qui les produisait n’était qu’à trois jours de navigation de Rome. Il fallait neutraliser cette menace. »
Mais « Caton faisait de la mise-en-scène, écrit Kiernan. Ses figues ne pouvaient pas provenir de Carthage, un voyage de plus de six jours en été. Son auditoire de ‘gentilshommes agriculteurs sénatoriaux’ savait probablement qu’elles provenaient du propre domaine de Caton, près de Rome. Certains avaient peut-être même lu ses conseils sur la culture des figues africaines en Italie. Les produits carthaginois pénétraient à peine le marché italien. Carthage a-t-elle donc été anéantie pour épargner aux marchands romains la concurrence ailleurs en Méditerranée ? Mais Caton se moquait des commerçants, romains ou carthaginois. »

Carthago Delenda Est

Le débat au Sénat romain était d’une dinguerie révélatrice. Tandis que Caton, avec son slogan « Carthago delenda est », plaidait depuis des années pour la destruction totale de Carthage, dont l’existence même constituait une menace existentielle à éliminer, l’« opposition », menée par Publius Cornelius Scipio Nasica Corculum (205-141 av. J.-C.), gendre de Scipion l’Africain et sénateur le plus influent – ??à l’instar du juriste de la Couronne nazi Carl Schmitt dans les années 1920 –, soutenait qu’il fallait entretenir la crainte d’un ennemi commun, car cela était nécessaire pour préserver l’unité romaine et contrôler le peuple. Pour contrer Caton, et par raillerie, il concluait invariablement ses discours par une même phrase : « Carthage doit être sauvée » ( « Carthago servanda est »).

Mais Caton finit par remporter le débat après que Carthage eut attaqué Massinissa, ce qui donna un casus belli à Rome puisque le traité de paix de 201 av. J.-C., comme dit précédemment, empêchait Carthage de déclarer la guerre sans l’assentiment de Rome.

Tout comme Netanyahou et Trump aujourd’hui, Caton ne définissait pas les ennemis par leurs actes ou intentions maléfiques, mais par leurs actes ou intentions « potentiels ». Caton disait : « Les Carthaginois sont déjà nos ennemis ; car celui qui prépare tout contre moi, afin de pouvoir me faire la guerre quand il le voudra, est déjà mon ennemi, même s’il n’utilise pas encore les armes. » Une guerre préventive, ou lancé suite à une opération sous « faux drapeaux », devenait ainsi l’unique option.

Caton le physiocrate

Au-delà de cette idéologie belliqueuse se dressait la théorie économique désastreuse de Caton. Son unique œuvre conservée, De Agri Cultura, développe presque tous les arguments formalisés au XVIIIe siècle par le docteur français François Quesnay (1694-1774), considéré comme le théoricien principal de l’école économique des « physiocrates ».

Tout comme Quesnay, Caton soutient que le commerce et l’industrie sont des parties stériles (non productives) de l’économie, l’agriculture (et les esclaves qui travaillent la terre) étant la seule vraie source de richesse.

Ce point de vue était partagé par le consul romain Censorinus, lorsqu’il expliqua la raison d’être de l’agression romaine aux autorités carthaginoises :

« La mer vous a fait envahir la Sicile et la perdre à nouveau … Elle engendre toujours une nature avide par les facilités mêmes qu’elle offre pour s’enrichir … La puissance navale est comme les gains des marchands : un bon profit aujourd’hui et une perte totale demain … Croyez-moi, Carthaginois, la vie à l’intérieur des terres, avec les joies de l’agriculture et du calme, est bien plus paisible. Bien que les gains de l’agriculture soient peut-être moindres que ceux de la vie marchande, ils sont plus sûrs et bien plus stables … Une ville de l’intérieur des terres jouit de toute la sécurité de la terre ferme. »

La vision de l’homme des physiocrates (même dans ses variantes les plus sophistiquées présentées par Adam Smith, David Ricardo et Karl Marx, a été définitivement démontrée comme suicidaire par des disciples de Jean-Baptiste Colbert tels qu’Alexander Hamilton, Henry Carey et Lyndon LaRouche. Pour ces derniers, c’est le caractère unique de la raison créatrice humaine et la découverte de nouveaux principes, permettant à des générations entières de développer des technologies révolutionnaires (et des manufactures), qui offrent une perspective de survie pour l’humanité tout entière.

De son côté, Caton, dans son chapitre sur l’économie rurale (I, CXXXVI), met en garde :

« N’oubliez pas qu’un champ très productif, tel un homme prodigue, est ruineux s’il conduit à des dépenses excessives. Si vous me demandez quelle est la meilleure culture, je vous répondrai : sur un domaine bien situé de cent acres, la vigne est la meilleure culture, si elle est productive. »

Des siècles avant la « mondialisation » moderne, Rome préférait importer des denrées alimentaires, notamment des céréales bon marché d’Égypte, et produire exclusivement des produits de luxe comme le vin chez elle.

En résumé, le nœud du problème est que Rome ne tolérait pas Carthage parce que celle-ci discréditait, dans une certaine mesure, son propre modèle financier, économique et social ainsi que son « mode de vie ».

Comme le souligne Kiernan : « Caton considérait le paysan loyal, souvent employé comme main-d’œuvre esclave lors de campagnes étrangères, comme le fondement du pouvoir romain, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. » Voilà donc le vrai casus belli.

Caton le suprémaciste

Tout aussi révélateur, les visions racialistes de Caton. Les préjugés raciaux, tels que nous les connaissons, étaient relativement rares dans le monde antique, mais Caton s’intéressait à la lignée de Rome, distincte de celle de ses ennemis, et aux secrets de sa réussite : l’agriculture, la morale et la discipline.

Rome, écrivait-il, suivait les mœurs des Sabins – ses ancêtres – qui se réclamaient des robustes Spartiates. Les Ligures, en revanche, étaient « illettrés et menteurs ». Les Grecs de son époque étaient « un peuple absolument vil et indiscipliné ». Il admirait certains aspects de leur histoire et apprit même leur langue sur le tard, mais il condamnait « toute la littérature grecque sans exception » et promut une série de mesures répressives, dont l’expulsion des enseignants grecs et des ouvrages philosophiques grecs. Caton « résolut à exorciser tous les philosophes de la ville », rapporte Plutarque.

Le massacre de Carthage

En 146 av. J.-C., les légions romaines de Scipion Émilien, allié de Caton et beau-frère de son fils, assiégèrent Carthage. Après trois ans de résistance et de combats de rue acharnés, elles parvinrent finalement à s’emparer de la ville. Sur une population de 250 000 à 700 000 habitants, au moins 150 000 Carthaginois périrent, tandis que beaucoup d’autres prirent la fuite. Arrien décrivit une bataille où « 70 000 personnes, civils compris » furent tuées.

Polybe, qui participa à la campagne, confirma que « le nombre de morts était incroyablement élevé » et les Carthaginois « totalement exterminés ». Ce n’est que le dernier jour que les Romains firent des prisonniers : 55 000 personnes, dont la moitié étaient des femmes, qui furent vendues comme esclaves. Carthage brûla pendant dix-sept jours. Elle fut rasée et, selon certaines sources, du sel fut mélangé au sol pour le rendre stérile à jamais. [1]

Les Romains détruisirent également cinq villes africaines alliées de culture punique, mais épargnèrent sept autres villes qui avaient fait défection pour les rejoindre.

Convaincus du « droit du plus fort », les Romains qui ont éradiqué Carthage, son peuple et sa culture, ont voulu envoyer un message au reste du monde : ne vous en prenez pas à la République romaine, sinon il en sera de même pour votre civilisation.

Mais dans le monde réel, alors que Rome a périclité, d’autres ont non seulement survécu mais aussi prospéré.


[1En janvier 2026, Tsahal a déployé son aviation pour pulvériser des pesticides sur certaines parties du Liban afin de rendre le sol infertile et inutilisable par le Hezbollah !)