Lorsqu’on évoque aujourd’hui un voyage habité vers Mars, on pense inexorablement à une bande de cow-boys, coincés dans une boîte de sardines pendant huit mois, partant à l’assaut d’une planète hostile où ils feront tant bien que mal leur trou pour tenter de survivre mais qui finiront sans doute par mourir sur place. Un projet inutile en somme. C’est malheureusement le projet de soi-disant « visionnaires » comme l’américain Elon Musk ou l’entreprise de télé-réalité Mars One, qui entretiennent une illusion romantique sur l’exploration de l’espace.
Accueil > Mots-clés > Thème (obsolète) > Notre avenir est dans l’espace
Notre avenir est dans l’espace
Nous ne pourrons créer un avenir meilleur pour l’humanité si nous ne sommes pas capable de l’imaginer. Malheureusement, il faut le reconnaître, lorsque nous parlons aux passants d’exploration spatiale, la réaction du plus grand nombre n’est pas de se demander comment il est possible de maintenir les conditions de la vie dans cet espace hostile, ou quelles sont les conditions requises pour permettre le succès d’une telle entreprise face à l’inconnu. Au lieu de cela, ils demandent le plus souvent : « Et Combien ça va coûter ? » ; « N’y a-t-il pas déjà assez de problèmes sur Terre ? »
Quarante ans de pessimisme culturel ont considérablement réduit l’horizon des aspirations du plus grand nombre. Mais la crise que nous vivons est bien la faillite de ce paradigme culturel fondé sur la négation de cette capacité d’imagination qui est en chacun de nous, de la créativité qui a porté l’humanité au-delà d’elle-même au long de son histoire.
Sortir de la désintégration sociale actuelle ne se fera pas sans redonner toute sa place à l’inclination naturelle de l’Homme à découvrir ce qu’il ne connaît pas encore, à se donner les moyens d’y parvenir ou d’y faire parvenir les générations qui suivent. L’exploration spatiale est la manifestation la plus emblématique de cet instinct naturel.
La fusion nucléaire, seule option pour des vols habités vers Mars
Finies les mesurettes ! L’exploration spatiale sera le vecteur du développement
MARS, 2059